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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 09:32

Ce que je vais dire ne se dit pas... Ce n'est pas correct...

La jalousie subtile, l'éclair d'une seconde...

Mais pourquoi, aussi, les plus cruelles maladies n'auraient-elles pas leur face cachée, splendide Vallée inaccessible de l'En-Gaddi ? Et pourquoi ne pousserait-on pas un cri, de temps en temps, devant le spectacle qui nous est imposé partout, dans la rue, les journaux, sur l'écran ?

Un ami me racontait sa visite à l'hôpital auprès d'un homme d'une soixantaine d'années qu'il connaissait bien. Un accident vasculaire cérébral l'obligeait à garder le lit dans cet établissement spécialisé où l'on sait prendre soin de la mémoire lorsqu'elle est atteinte.

L'étrange était que ce monsieur parlait relativement bien. Mais qu'il assemblait des bouts de réalité sans rapport les uns avec les autres.

Cet homme est persuadé soudain qu'il est musulman - qu'il habite une maison où il n'a jamais mis les pieds - qu'il connaît personnellement le soleil.

Ce n'est pas cela que j'ai envié, tout à coup.

Pour commencer sa dernière visite, mon ami lui a montré le journal en pointant du doigt une photographie couleur, à la une :

" Tu peux me dire qui c'est ?"

Non.

Il ne savait pas.

Il y a encore quelqu'un en France qui ne sait pas qui est Nicolas Sarkozy.

Dans son malheur, il ne sait pas qu'il échappe au coup de poing généralisé des couvertures de magazine, des émissions TV, des sites Web qui injectent dans tous les cortex depuis deux ans le spectacle de cette figure crispée de directeur de supercharmé.

Vierge de tout reportage, cet homme malade.

Libéré de tout bourrage de crâne.

Dans la valse poignante de ses pensées, loin de l'impératif sommaire.

Qu'un baiser fraternel réconforte un tant soit peu son front tourmenté et pâle ! 

Il nous indique malgré lui la route à suivre : sans accorder une once de notre esprit à l'inessentiel musclé, au lyrisme des caméras et à la vie spornlitique, levons un bras vers le paradis ! avançons-nous vers la mer aux entrailles de raisin ! (dixit Claudel)...

Une dure et saine réalité prévaut, que signent l'arbre, la peinture et les livres. Le désert immédiat semble toujours crier plus fort que ces humbles nichées de verdure peuplées de siècles. Mais marchons avec courage, loin de ces seringues visuelles qui comblent nos pupilles et nous extorquent nos forces.

 

Christophe Langlois

 

Par Comité de rédaction de la Revue Anima - Publié dans : recensions : Présent crénelé
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 11:18

Je sors chaque jour de mon train quotidien, prêt à toutes les avanies visuelles.

Une gare pavoisée de publicités insensées, ça se traverse la capuche sur le nez, et je maîtrise assez bien le rythme dansant de ce slalom pressé qui me permet d'échapper ...

Mais là, je ne vais pas assez vite : je n'ai pas le temps de m'engouffrer dans l'étouffante léthargie des corridors abyssaux, je n'adopte pas assez prestement le pas cadencé de mes congénères d'acier, je ne dégaine pas assez vivement mon modulopass chantant qui m'ouvrirait le passage vers les portes automatiques cisaillant la face incrédule des foules refusées par leur rame accueillante et bondée.

Je tombe sur ces mots :

SNCF: accélérateur de rencontres

 

Je trébuche sur ces sidérants substantifs de la bêtise.

Je me ramasse, je me bourbe, je me lumencanadence.

Bref, je m'attriste et me gondole en même temps.

Pour quoi, ce turbo-slogan ?

Pour quelles têtes de turc, ce siphon nauséeux ?

Mais pour nous.

Est-ce que ce n'est pas beau ? Avant, on accélérait le pouls, les particules, le rythme.

Maintenant on speed les dates...  presse le mouvement... redouble de rendez-vous... 

A quand le cyclotron à bisous ? L'activateur à serre-pince ? L'intensificateur à mangeaille ?

Avis à tous les augmentés de l'agenda: soyez en retard, et bien en retard, ne prévenez personne, bientôt l'Attente sera la politesse des rois...

 (Pénélope devant sa tapisserie...)                                 Christophe Langlois

Par Comité de rédaction de la Revue Anima - Publié dans : réflexion : Châteaux en Espagne
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 17:57

Il fait froid ce matin en France.

L’abbé Pierre n’est plus. Après Jean-Paul II et frère Roger, chacun dans leur ordre et leur génie propre, cette bonne tête raillée par Roland Barthes est tombée à son tour. La faux va vite, ces temps-ci.

Je me rappelle. Adolescent, je feuillette un vague magazine, il est là, sur les traces du père de Foucault, dans le Sahara occidental. Devant sa cellule de pierres sèches, lui le vieillard anguleux qui ne se la raconte pas, il répond à quelques questions. Brièvement. Le temps est compté. La vie n’est pas faite pour répondre à des journalistes.

Ce qui m’a frappé alors. Je ne partageais pas sa foi. J’étais dans le recul, la distance à la fois envieuse et goguenarde, l’esprit aux aguets tout de même. On ne sait jamais. Des fois qu’on va enfin s’entendre dire l’essentiel. J’attendais de cet homme, ou plutôt de cette mince petite lecture de quelques minutes dans notre canapé familial, une consolation. Une raison d’espérer et d’aimer la vie.

Au lieu de quoi, le petit homme buriné par la vie, carrure large mais efflanquée à la Ghandi , le poil de chèvre au menton, a quelque chose d’âpre qui ne répond pas. Inquiet, il reste à Gethsémani. Et son regard considère le photographe avec la même patience douloureuse dont faisait preuve mère Teresa, qui supportait mal ce genre de cirque. Une angoisse l’étreint, qu’il laisse perler sous ses longs cils, qu’il fait couler jusqu’à vous – on dirait les longs cils de l’âne doux chanté par Jammes.

Comme si sa force était de transmettre une angoisse cosmique.

Le reportage, dans ce même journal, nous montre l’époustouflante splendeur du désert qui s’étend devant lui. Le lieu de la rencontre avec le Très-Haut. On le voit loin de tout, dans la montagne, on s’attend à le trouver au septième ciel, abîmé dans d’ineffables contemplations.

Et lui répond : chaque matin, quand je me réveille, je me dis qu’il y a une mère, quelque part dans le monde, qui se réveille aussi et dont l’enfant a faim, et qui ne sait pas ce qu’elle lui donnera à manger.

Voilà à quoi pense l’abbé devant le désert magnifique.

Il vient du pays de Péguy, l’homme qui répète tout dix fois. L’homme qui s’écrie : « celui qui manque trop du pain quotidien n’a plus aucun goût au pain éternel, au pain de Jésus-Christ. »[1] Phrase de poète chrétien et inquiet, inquiet parce que chrétien, chrétiennement inquiet.

Il est de la famille. Il ne se laisse pas subjuguer par sa propre paix. Il est de la famille. Si un membre de cette famille souffre, c’est à lui d’en porter le manque au-devant du Père. C’est à lui d’insister dix fois, cent fois, comme Abraham marchande avec l’Éternel : « et s’il ne reste que dix justes, Seigneur ? »

Il fait froid ce matin en France. Il n’y a plus personne pour insister au portillon.

Car il y fallait cette dose d’amoureuse inquiétude dont le Christ a le secret.

Dans « Libération », ce 23 janvier, on lit sous la plume de Jean-Michel Thenard que « sa première religion, c’était la colère ». On voit bien où l’auteur veut en venir, et dans quelle estime il tient les pères. Mais de quelle colère parle-t-on ?

D’une colère telle qu’elle ne peut trouver sa source que dans l’amour divin. Ce n’est pas la furie, la laide colère des malheureux qui se vengent : c’est une opposition faite par le juste, une dénégation nette et ferme, un refus éclatant du mal.

Pour qu’un refus soit éclatant, l’affirmation qui le sous-tend doit d’être aussi lumineuse que lui. C’est pourquoi tant d’apôtres de l’indignation, aujourd’hui, ont le clairon fluet. Plutôt que des prophètes, nous en sommes aux donneurs de leçon. Aux bilieux qui vous engueulent mais qui ne vous aiment pas. L’abbé n’en donnait aucune. Il n’avait pas le temps. Dans sa colère, avant tout, il aimait.

Et la voix de Dieu devient inaudible.

Et le noir de la soutane, qui magnifiait la blancheur de sa barbe, a tout pris.

Voilà. Il fait nuit.

Il fait froid ce matin en France.

 

 

 

 

                                                                                       Christophe Langlois


[1] Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc, Gallimard, 1942, p. 29

Par Comité de rédaction de la Revue Anima - Publié dans : réflexion : Châteaux en Espagne
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 17:37

« Voilà le silence : laisser le Seigneur prononcer en nous une parole égale à Lui. »

 

 

 

 

 

 

Il existe en ce moment, en 2007, en France, un film pour nous parler d’autre chose que de la France, du moment et de 2007.

Le titre laisse rêveur, il est vrai. D’emblée, il s’offre à nous dense et vaste comme les montagnes de la Grande Chartreuse où se niche ce monastère invisible, à plusieurs kilomètres de la route.

Trois heures de silence. De vie à l’état brut, du moins travaillée par une approche formelle qui tâche de ne pas réduire son objet : plutôt qu’une narration, ce film est devenu un « espace » comme le dit son réalisateur, Philip Gröning.

Trois heures. Sans jeu de jambe, sans femmes, sans « musique de film ». Pas de rapt, pas de bombes, pas de fin du monde. Mais une puissante montée de présent. Les nerveux en prennent pour leur grade, c’est certain. Il y en a qui claquent la porte. Le rythme est nouveau, pas précisément lent, mais dérangeant comme les premiers Wenders.

Je le dis sans fausse honte : je me suis endormi deux fois. Le croirez-vous ? Je veux porter ce sommeil au crédit du Grand Silence, sans ironie aucune. Ce film apporte la paix. Mon assoupissement, c’était l’hommage que rendait d’abord mon corps à la paix qui l’envahissait. Le choc était rude pour moi, depuis une rue parisienne, les transports, mon travail. Et voilà qu’une clairière bénéfique s’ouvrait. Tant de films excitent une attention artificielle qui m’épuise sans que je m’en rende compte ; celui-ci m’a bercé, m’a rendu ma respiration naturelle, a décanté mes idées.

Trois heures, c’est un peu violent bien entendu. C’est le temps qu’il faut pour se révolter au moins une fois devant tant de lenteur et de répétition. Mais précisément : le film ne serait rien sans ces instants d’impatience de ma part. Il les provoque en moi pour m’infuser sa patience. Il fait disjoncter la logique boulimique du consommateur d’images que je suis. Il met en échec mon besoin documentaire. Je ne feuillette pas un énième bouquin sur les moines. Non. Grâce à ces trois heures, je vis un peu à leur rythme à eux. Je ne m’absente pas dans mon rôle de spectateur. Au lieu d’assister à, je participe à.

De ce fait, comme c’est rarement demandé, c’est un peu brutal. Bien sûr.

Mais je vois. Le jeune moine masser et pommader le vieux moine. L’autre jeune, espagnol, sonner la cloche en fermant les yeux, en réalisant cette hauteur inatteignable en lui et sur laquelle il mise toute sa vie, sur laquelle il joue toutes ses forces. L’entrée du novice dans sa cellule, les bougies sur les marches, comme tout cela doit s’inscrire à tout jamais en lui. La pluie, la neige, l’eau qui s’égoutte partout, comme dans Roublev de Tarkowsky, liant tout, la force organique des feuilles, des herbes, l’indistinct qui s’éveille, l’immense nébuleuse de la Création dans la transparence de laquelle les moines entrent ensemble, la nuit, en chantant « Benedicite glacies et nives ».

Le réalisateur a recours à deux sortes d’images, les unes nettes et documentaires, les autres grenues, tramées, vieillies. L’alternance des deux procédés visuels sculpte un temps à deux dimensions, d’une part ce qui est vécu sur le vif, de l’autre ce qui est relu et n’apparaît qu’après. Le mouvement de la vie de foi elle-même. Ainsi le temps, au cœur de ce film, est-il magnifié. Il ouvre sur l’éternité, il n’est pas un obstacle à surmonter mais la matière même de notre éternité.

De cette façon, la répétition de la même phrase – « celui qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple »- à plusieurs moments différents de la projection rappelle combien la méditation monastique se réapproprie sans cesse la Parole divine pour descendre plus profondément dans sa signification, dans son principe vivifiant. Il ne s’agit pas seulement de comprendre mieux une Parole, il faut encore qu’elle descende dans mon sang, que je la vive, que je m’en pénètre. Cette contemplation par paliers successifs s’apparente à la plongée sous-marine – c’est le même silence, quelquefois – ou mieux, à la manducation, à la rumination.

Chose plus belle encore, les moines ne sont pas filmés dans une prétendue objectivité, leur vie n’est pas commentée « à côté ». On voit bel et bien que la caméra les dérange, ou du moins qu’elle ne les arrange pas, et ils font avec, ils l’intègrent. Ceci prouve qu’ils sont bien présents, qu’ils ne restent pas dans leur bulle. Grâce à ces trois heures, il n’y a enfin plus de spectacle. Certes on ne s’enivre pas, on ne se gave pas d’esthétique spirituelle jouissive. Sans esbrouffe, sans surjouer rien, les moines vivent leur vie à même nos yeux. La nuit, le jour. Chaque détail sonne juste. Leurs godasses lourdes, leur blouse de trois tonnes, leurs chariots improbables. Les matières participent bien du même monde que le nôtre : le bois de la cellule, les copeaux de lumière qui restent dans le coin de l’œil, l’œuvre de l’hiver, l’éclaircie pendant la messe. Tout est signifiant, tout se met à chanter, une moitié de pomme, un bouton, le linge où tous se sèchent.

Ce linge m’a rendu particulièrement heureux. Le voir flottant là, au vent, après que toutes les mains s’y soient séchées, pure présence du Christ qui nettoie, se charge de tout, discrètement, c’est déjà une confidence quotidienne, une présence dans les plus humbles objets.

Comme le petit instant de repos que s’accorde le jeune moine qui déjeune par terre, au soleil, dans l’embrasure de sa porte. C’est parfait, ça chante, c’est juste.

Et celui qui parle aux chats et qu’on ne comprend pas, il a la même simplicité franciscaine que le bénédictin donnant fraternellement leur pâtée à ses cochons dans En route de Huysmans.

Il y a enfin ces portraits longs, en plan fixe, face-à-face. Cela a dû demander du temps, de la délicatesse. Ils nous regardent dans les yeux. Ils ont accepté de faire cela. Peut-être ne le voulaient-ils pas au début – et comme ça se comprend ! Mais ils mettent de côté leur pudeur – ou plutôt, ils arrivent avec. Une vie de prière n’amène-t-elle pas à cette tranquille confiance ? Ils se laissent regarder fixement par nous comme ils se laissent regarder tout le temps par Dieu lui-même. Chaque portrait dure longtemps, à la limite de l’impudeur – et ils sont en paix, naturels. Donnés.

Chez chacun, toujours, ce sourire si décent, cette irrésistible joie ténue, derrière la joue droite du vieil édenté, dans la paix des sourcils broussailleux de l’aveugle.

Celui-là même qui nous dit : « pour Dieu, il n’y a pas de passé, pas de futur. Il n’y a que le présent. »

Et me voilà à mon tour gagné par cette présence.

Elle descend des montagnes jusqu’à nous.

En France. En 2007.

                                                          Christophe Langlois

Par Comité de rédaction de la Revue Anima - Publié dans : recensions : Présent crénelé
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 17:35

Nous aurons beau faire, nous aurons beau faire, ils iront toujours plus vite que nous, ils en feront toujours plus que nous, davantage que nous. Il ne faut qu’un briquet pour brûler une ferme. Il faut, il a fallu des années pour la bâtir ; ça n’est pas difficile ; ça n’est pas malin. Il faut des mois et des mois, il a fallu du travail et du travail pour pousser une moisson. Et il ne faut qu’un briquet pour flamber une moisson. Il faut des années et des années pour faire pousser un homme, il a fallu du pain et du pain pour le nourrir, et du travail et du travail et des travaux et des travaux de toute sorte. Et il suffit d’un coup pour tuer un homme. Un coup de sabre et ça y est. Pour faire un bon chrétien il faut que la charrue ait travaillé vingt ans. Pour défaire un chrétien il faut que le sabre travaille une minute. C’est toujours comme ça. C’est dans le genre de la charrue de travailler vingt ans. C’est dans le genre du sabre de travailler une minute ; et d’en faire plus ; d’être le plus fort. D’en finir. Alors nous autres nous serons toujours les moins forts. Nous irons toujours moins vite, nous en ferons toujours moins. Nous sommes le parti de ceux qui construisent. Ils sont le parti de ceux qui démolissent. Nous sommes le parti de la charrue. Ils sont le parti du sabre. Nous serons toujours battus. Ils auront toujours le dessus dessus nous, par-dessus nous.

 

 

 

Nous aurons beau dire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Péguy, Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc, Gallimard, 1942, p 27-28

 

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Lueur

"Comment vous dire. Je suis beaucoup moins sur le propos de votre vie que vous ne paraissez le penser. Pardonnez-le moi. Je suis un peu buté sur ma propre infortune et j'ai pris une horreur de tout ce qui ressemblerait à de la direction. Mais je suis entièrement sur le propos de votre âme et de votre oeuvre. Quand je vois les précautions incroyables que j'avais prises pour ne pas en perdre d'autres, que j'ai perdus, j'ai une terreur panique de commettre avec vous une maladresse ou d'exercer un atome de gouvernement."

De Charles Péguy à Jacques Rivière, le 22 août 1913 (introduction à Miracles d'Alain-Fournier)

 

 

 

 

 

 

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